Quelles modalités pour la déontologie journalistique?

Salut!

On vous propose, d’abord, de lire ces articles afin de mieux vous renseigner sur le thème que l’on traitera dans ce sujet.

Les articles : 

  1. https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/12/02/la-creation-d-un-conseil-de-deontologie-des-medias-divise-la-profession_6021320_3234.html
  2. http://medialab-geneve.ch/quel-est-linteret-de-la-deontologie-dans-le-journalisme/
  3. https://www.courrierinternational.com/dessin/le-dessin-du-jour-fake-news-partout-confiance-nulle-part
  4. https://www.lalettre.pro/CSA-un-nouveau-barometre-sur-les-effets-de-la-crise_a24896.html

NOTE : C’est un sujet polémique, complexe et inspiré des sujets DALF session 2020 qui intéresse chacun de nous surtout les candidats DALF. N’hésitez pas à partager vos idées dans la section «commentaires» !

Sujet : « A l’ère du numérique et de la propagation des fausses infos, la déontologie journalistique pourrait-elle s’avérer une vraie solution contre la défiance des Français envers les médias ? « 

  Quelles modalités pour la déontologie journalistique?

Tout d’abord, qu’est-ce que les médias ? Les médias traditionnels tels que la radio, la presse écrite, électronique ou les faux médias digitaux tels que Facebook, Twitter, Google, blogues qui ne sont pas considérés en tant que média mais restent encore les canaux d’information ?  En tout cas, les deux révolutionnent notre vie quotidienne et ont une puissance parce qu’ils ont les outils et les mécanismes qui règnent sur notre quotidien. Ils ont une influence inestimable sur notre culture et sur nos opinions.

À l’ère numérique, l’humanité est inondée de fausses informations, de vidéos truquées, de rapidité de l’information, de profusion, d’immédiateté d’accès, de théories du complot, de montages photos, de chiffres erronés, d’articles inventés de toutes pièces sur des sites humoristiques… Internet et les réseaux sociaux regorgent d’infox, d’autant plus en période électorale (surtout celle d’élection présidentielle américaine de 2016) ou pendant les grandes séquences d’actualité. De même, tout ce que vous voyez sur votre écran : news feed, trending events est personnalisé par les algorithmes d’IA des médias selon vos goûts. Tout cela non seulement bouleverse les conditions d’exercice du métier d’un journaliste mais aussi provoque une méfiance vis-à-vis des médias chez les consommateurs ( seul un quart de la population française se fie aux médias, selon le sondage réalisé par Le Croix). De sorte qu’il devient encore plus urgent d’établir un cadre clair pour la pratique et l’exercice du métier de journalisme en renouvelant les codes de la déontologie journalistique. 

Quel est le plus grand danger pour notre civilisation ? Que plus personne ne croie en rien ou que tout le monde avale des mensonges sans broncher ? Si nous ne prenons pas immédiatement des mesures pour protéger notre écosystème des informations, nous allons bientôt le découvrir. À mon avis, nous fonçons droit vers une infocalypse – un effondrement catastrophique du marché des échanges des idées.

Depuis son inception en 1918 à sa révision en 1938 avec le refus de la calomnie, l’intégrité du journaliste, le refus du plagiat, l’importance du secret professionnel et l’honnêteté, la déontologie ici est en plein essor. En effet, le journalisme diffère radicalement selon le régime politique. Si d’un côté pendant le régime autoritaire, les médias n’ont pas le droit de critiquer l’Etat, de l’autre, selon la théorie libérale de la presse, ils doivent aider le public à découvrir la vérité, contrôler le gouvernement et ainsi, surveiller l’environnement. Et quant à nos jours, on s’attend à inclure l’éthique avec la déontologie surtout en transmettant des informations responsablement au public (au lieu d’être chien de garde au gouvernement) : Le JOURNALISME RESPONSABLE. Avec ce but, l’administration présidentielle de 2019 avec le soutien de société des journalistes (SDJ) ont lancé un corps indépendant « conseil de déontologie journalistique et de médiation » (CDJM).

Défini comme une « instance d’autorégulation, indépendante de l’État », il est pensé comme un outil de dialogue et d’échange entre le public et les médias. Le CDJM comprend trois collèges : journalistes, éditeurs et public. Il se prononcera toujours à posteriori sur des articles publiés ou des émissions diffusées. À l’issue de leur enquête, ils proposeront des avis qui devront par la suite être adoptés par le conseil d’administration. Ces avis seront publiés, à priori, sur le site du CDJM. 

Certes, cet espace « de réflexion et de concertation pour les professionnels et de pédagogie envers les publics » pourrait lutter contre les « fake news » et amalgamer l’éthique et les codes disciplinaires dans une certaine mesure, mais étant donné que le CDJM ne pourra pas prononcer de sanction et ses préalables ne sont pas bien définies, un grand nombre de SDJ comme France Inter, le Figaro, TV5Monde, Le Parisien etc n’y participent pas. En outre, ce « tribunal médiatique » lance également une pomme de discorde parmi eux car ce ne sont pas les journalistes qui jugent le travail des journalistes. Or, d’après l’enquête conduite par le Conseil supérieur de l’audiovisuel en Oct 2020, ils écoutent de moins de moins les radios conventionnelles et adhèrent plutôt aux web-radios. Donc, cette institution, à quoi sert-elle quand les habitudes médiatiques des Français se modifient et quand de grandes institutions journalistiques ne font pas partie de cette action? Ne risque-t-elle pas surtout de brasser de l’air?

Il y a fort longtemps que les journalistes évoquent leurs difficultés professionnelles, le manque de moyens financiers, la crainte de voir disparaître un journalisme d’investigation… Le mélange télé-réalité, réseaux manipulés, disparition de la presse écrite, peuvent dans cet ensemble faire naître toutes sortes de suspicions. Objet industriel, télévision et journaux deviennent suspects. Même les médias publics sont soupçonnés. En tant que citoyenne, je suppose que la création d’un comité d’éthique serait une assez bonne solution, une législation adaptée, en respect des droits constitutionnels. 

Une organisation centrale qui pourrait réguler le contenu de deux plateformes surtout celui des réseaux sociaux. Des algorithmes d’intelligence artificielle pour vérifier l’authenticité et la sécurité des informations. En effet, les médias ne peuvent pas répandre sans autre des informations privées recueillies sur Internet. Ils doivent prendre les précautions qu’impose la mise en ligne de contenus hybrides relevant du «native advertising», apparenté au publireportage, au titre de la séparation requise entre contenus rédactionnels et contenus publicitaires. Ce sont quelques solutions primordiales pour tenter de rétablir la confiance des Français envers les médias. 

À cela s’ajoute également une prise de conscience de notre part, en tant que citoyen responsable et bien informé, à savoir, de vérifier les sources d’informations avant d’y croire et de les diffuser dans notre cercle social. Cependant, la problématique de la déontologie journalistique en tant que solution contre la méfiance des Gaulois envers les médias ne reste qu’ouverte. Qu’en pensez-vous?

En élargissant le débat, je voudrais vous demander – 

Les progrès en matière de technologies de la communication et d’intelligence artificielle sont si avancés qu’il est désormais possible de créer des contenus audio et vidéo dont les conséquences pourraient être catastrophiques : que ce soit la vidéo d’un dirigeant qui ordonne une frappe nucléaire ou un enregistrement de votre épouse qui vous réclame par téléphone votre code bancaire. À l’ère du numérique et de la propagation des fausses infos, de quelle manière la citoyenneté pourrait-elle écarter les bonimenteurs, distinguer la vérité de l’illusion? De quelle déontologie s’agit-il ici : la déontologie humaine ou virtuelle ? Qui s’occupe de ces critères sensibles ?


DISCLAIMER :
Les informations fournies dans cet article sont basées sur un travail approximatif selon les témoignages des candidats ayant passé l’examen DALF C1 dans différentes régions du monde. Les concepteurs DELF-DALF, CIEP n’ont aucune relation avec ce blog et ces informations. On n’a écrit cet article qu’avec le but d’aider les apprenant(e)s DELF-DALF. FLEPOURLEZEXPERTS ne prend aucune responsabilité concernant l’exactitude pour ces informations… 

Quelques sources d’inspiration pendant ma rédaction : 

  1. https://www.lepoint.fr/societe/tribune-le-conseil-de-deontologie-journalistique-est-un-piege-03-12-2019-2351164_23.php
  2. https://blogs.mediapart.fr/la-sdj-de-mediapart/blog/291119/conseil-de-deontologie-pourquoi-nous-n-y-participerons-pas
  3. https://www.washingtonpost.com/news/theworldpost/wp/2018/02/22/digital-reality/?noredirect=on
  4. https://www.presse-francophone.org/fr/generalites/article/quelle-deontologie-journalistique-sur-l-internet
  5. https://www.telerama.fr/medias/medias-pourquoi-la-creation-dun-conseil-de-deontologie-fait-polemique,n6558987.php
  6. He Predicted The 2016 Fake News Crisis. Now He’s Worried About An Information Apocalypse. https://www.buzzfeednews.com/article/charliewarzel/the-terrifying-future-of-fake-news

Crédits pour les images :
1. Illustration vector created by pikisuperstar – www.freepik.com
2. Background vector created by brgfx – www.freepik.com

Auteur : chitvanbindal

Passionnée de la langue française et professeur FLE, Chitvan aime écrire sur les sujets de l'actualité avec une approche analytique-concise. Suivre son blog flepourlezexperts.com

Une réflexion sur « Quelles modalités pour la déontologie journalistique? »

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